Soutien aux vallées sinistrées

La tempête Alex

La tempête Alex a donné lieu à des records historiques de pluies sur le territoire de la Métropole Nice Côte d’Azur.

Les services métropolitains sont à pied d’œuvre pour accompagner au mieux les communes touchées par ces intempéries, alors que de nombreux villages sont devenus inaccessibles par les routes.

Un fonds d’urgence a été mis en place afin de récolter des dons pour soutenir les populations des communes sinistrées.

La Vésubie

La Vésubie (45 km), ou val de Lantosque, se forme dans le massif du Mercantour-Argentera à Saint-Martin-Vésubie et traverse ensuite sept communes de la Métropole : Venanson, Roquebillière, Lantosque, La Bollène-Vésubie, Utelle, Duranus puis Levens où elle se jette dans le Var en rive gauche. Parmi ses onze affluents répertoriés, les plus longs sont la Gordolasque et le Boréon.

Dans sa Chorographie des Alpes-Maritimes, l’historien Pierre Gioffredo (1629-1692) nous décrit une « vallée, souvent endommagée par cette Vésubie torrentueuse qui, comme en 1616, jeta à terre de nombreuses maisons et les emporta dans son sein ». Plus récemment, en novembre 1926, suite à de très fortes pluies, un éboulement catastrophique emporte tout un quartier de Roquebillière.

La Tinée

Comme la Vésubie, la Tinée (70 km) prend sa source dans le massif du Mercantour-Argentera, à proximité du col de la Bonette, sur la commune de Saint-Dalmas-le-Selvage. Elle traverse 14 communes de la Métropole – Saint-Dalmas-le-Selvage, Saint-Étienne-de-Tinée, Isola, Saint-Sauveur-sur-Tinée, Roure, Ilonse, Rimplas, Valdeblore, Marie, Clans, Bairols, La Tour, Utelle, Tournefort – avant de se jeter dans le Var au niveau des gorges de la Mescla après avoir traversé celles de Valabres.

Toujours dans sa Chorographie des Alpes-Maritimes, Gioffredo évoque la Guerchia, affluent de la Tinée, « qui nous a habitué au souvenir de ses terribles ravages, tels ceux qu’elle fit à Isola du temps de nos aïeux ». Après Tournefort et Massoins, la Tinée, nous rappelle-t-il, «  jette ses eaux, habituellement colorées de rouge comme le sang (à cause des terres qu’elle emporte), dans celles du Var ».

Le Var

Le Var prend sa source à Estenc, sur la commune d’Entraunes, au sud du col de la Cayolle ; son parcours de 114 kilomètres, sur 31 communes des Alpes-Maritimes – dont, sur le territoire métropolitain, celles de Tournefort, Utelle, Bonson, Levens, La Roquette-sur-Var, Saint-Martin-du-Var, Saint-Blaise, Castagniers, Carros, Gattières, Saint-Jeannet, La Gaude, Nice et Saint-Laurent-du-Var – s’achève dans la mer Méditerranée entre Nice et Saint-Laurent-du-Var. Il a alors été considérablement grossi par ses affluents, notamment la Vésubie et la Tinée.

Dans sa Chorographie des Alpes-Maritimes, Pierre Gioffredo reprend les propos du Grec Strabon pour décrire le régime du fleuve :

« bien qu’on le voie l’été réduit à un filet d’eau, durant l’hiver, il élargit son lit jusqu’à sept stades. En fait, cela arrive plutôt au printemps quand, gonflé par la fonte des neiges, son cours, devenu plus troublé qu’à l’ordinaire, s’étale et se répand. Et même quand, à d’autres moments de l’année, il est affaibli, ceux qui veulent le traverser à gué sans péril font mieux d’utiliser le port ou, comme l’on dit, la barque que l’on tient entre les confins de Nice et le village de Saint-Laurent, ainsi qu’à Gilette et à Bonson. C’est là que, de nos jours, on avait commencé à construire un solide pont de pierre, ouvrage très utile au public et nécessaire à la circulation mais qui a été abattu par les inondations survenues en 1684 ».

Nos voisins de la vallée de La Roya ont été durement frappés également

La Roya prend sa source, en France, à Tende, traverse ensuite les communes de La Brigue, Fontan, Saorge et Breil-sur-Roya, dans les Alpes-Maritimes (communauté d’agglomération de la Riviera française), puis, en Italie, dans la province d’Imperia (Ligurie), les communes d’Olivetta San Michele, Airole avant de se jeter dans la mer Méditerranée à Vintimille.