Biennale « Fleurs ! » à Nice
Vous pouvez, à partir du vendredi 17 juin, à l’occasion du Power-Flower du 109, découvrir deux documents prêtés par le service des Archives de Nice Côte d’Azur pour l’exposition du Forum d’urbanisme et d’architecture de Nice, Arboretum. L’arbre comme architecture.
Voir l'expo
Forum d’Urbanisme et d’Architecture de la Ville de Nice
50 boulevard Jean-Baptiste Vérany
06300 NICE
Tél : +33 (0)4 97 13 31 51
Quand et Qui ?
Dates : 17 juin-octobre 2022.
Production : arc en rêve centre d’architecture (Bordeaux)
Commissariat de l’exposition à Bordeaux : Fabrizio Gallanti, Wenwen Cai, Eric Dordan et Leonardo Lella, architectes
Commissariat de l’exposition à Nice : Yves Nacher, directeur du Forum d’urbanisme et d’architecture de Nice
Les arbres occupent une place importante dans l’histoire de l’architecture.
D’une part, ils ont été pendant des siècles la source d’un des principaux matériaux de construction. De l’autre, ils sont l’un des éléments fondamentaux de la conception architecturale et des projets d’aménagement urbains : plantés et entretenus dans les jardins, les parcs et les espaces de nos villes ou utilisés afin d’influencer la perception sensorielle de bâtiments résidentiels, tertiaires ou publics. Tantôt préservés, tantôt intégrés aux différentes opérations, les arbres entrent souvent en résonance avec les intentions des architectes, des urbanistes et des paysagistes.
De nos jours, leur déploiement massif dans des projets architecturaux et d’aménagements urbains répond à de nouveaux programmes sociaux et politiques.
arboretum présente une sélection de projets et d’idées, issus d’époques et de lieux différents, afin de réaffirmer la nature architecturale de ces éléments et de mettre en lumière la façon dont ils ont fait l’objet de réflexions architecturales.
Car l’arbre est une architecture et l’architecture un arbre.
L’exposition conçue par arc en rêve a été augmentée pour sa présentation au Forum d’urbanisme et d’architecture de Nice de documents niçois dont deux prêtés par les Archives Nice Côte d’Azur.
Montage de l’exposition au Forum d’urbanisme et d’architecture, Nice, juin 2022
Dans les jardins d’une villa de la Belle Époque
La villa Les Palmiers est une de ces nombreuses demeures d’hivernants étrangers qui, épris de douceur et de lumière, transformèrent au XIXe siècle les domaines agricoles de la colline de Fabron en demeures d’apparat, dont les luxuriants jardins d’acclimatation redessinaient le paysage en se substituant aux cultures locales d’orangers, d’oliviers ou de vignes.
C’est à Sébastien-Marcel Biasini (qui devint par la suite une figure de l’architecture niçoise mais était alors encore au seuil de sa carrière) qu’un marchand d’art anglais d’origine belge, Ernest Gambart, confia la construction d’une villa sur la propriété qu’il venait d’acquérir. Le vers de Keats au fronton de l’édifice, A thing of beauty is a joy for ever, témoigne des attentes du commanditaire, avec même un regard du côté de Palladio à travers la composition à loggia de la façade sur la mer.
Deux fabriques de jardin appuyaient cette emphase de la référence historique imprégnée de romantisme littéraire : un belvédère, mais également un kiosque où le maître des lieux recevait les invités de ses fêtes opulentes. Sur cette photographie d’époque, on comprend l’intention de créer avec ce dernier un objet intentionnellement « impur », qui brouille la limite entre l’architecture et le végétal pour créer une arborescence hybride tenant tête tant à l’échelle des arbres environnants qu’à celle de la composition de la villa et de son jardin.
Yves Nacher
Kiosque de la Villa Les Palmiers à Fabron
Sébastien-Marcel BIASINI, architecte, 1872-1878
Photographie anonyme
Archives Nice Côte d’Azur, 20 S 2/26 (fonds Falz-Fein)
Un jardin public sur le fleuve côtier
Dans cette ville au relief contraint rendant rares les surfaces constructibles planes d’envergure, le tracé du Paillon a toujours constitué une forme de réserve foncière pour équipements publics, en étant progressivement couvert à cet effet de 1868 à 1990.
Sur ce plan, on voit s’annoncer sur cette seule section entre l’arrière du Casino municipal et l’actuel Lycée Masséna le parti linéaire de la future Promenade du Paillon, qui ouvrira en 2013 de la mer jusqu’à la Bourgada. En contrepoint d’un dessin formaliste de la partie centrale qui dispense peu d’informations sur sa nature ou sa volumétrie, les arbres sont les seuls à afficher clairement une volumétrie d’« architecture verte » face à la masse et à l’alignement des îlots urbains délimitant les boulevards de part et d’autre.
Yves Nacher
Jardin pour l’Esplanade du Paillon
Tirage d’un plan des services de l’Architecte en chef de la Ville de Nice rehaussé au lavis.
Années 1930
Archives Nice Côte d’Azur, 1 Fi 12/5
La Biennale des Arts de Nice 2022
Retrouver toutes les manifestations de la Biennale Fleurs



