Le dernier numéro de la revue Nice historique, publiée depuis 1898 par l’Acadèmia nissarda, est consacré à la villa Les Palmiers, siège des Archives.
Il explore l’histoire du domaine et de la maison à travers ses propriétaires successifs, du début du XIXe à la fin du XXe siècle.
A retrouver en librairie (20 euros) !
Plan géométrique du quartier de Sainte-Hélène, lithographie Davin (Nice), années 1840.
Archives Nice Côte d’Azur, série M (cotation en cours)
André Gastaud
Celui qui a créé le vaste domaine du quartier Sainte-Hélène était un investisseur pas toujours très honnête en affaires, comme l’a découvert l’historienne Simonetta Tombaccini-Villefranque.
Ernest Gambart et sa collection d’œuvres d’art
Le cœur de ce numéro est la traduction française d’un remarquable article de l’historien de l’art belge Filippe De Potter qui rend hommage au bâtisseur de la villa, ce marchand d’art encore trop méconnu des Français, au travers notamment des « archives Gambart » conservées par les musées royaux de Belgique à Bruxelles.
Ernest Gambart dans la salle à manger de la villa Les Palmiers à Nice entouré de tableaux de Rosa Bonheur, photographie, fin XIXe
Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles – Archives Ernest Gambart (donation Poinsot)
La famille Falz-Fein
Cheffe du service des Archives, Marion Duvigneau évoque les seconds propriétaires de la villa Les Palmiers, acquise en 1902 avec ses serres, son mobilier et une riche collection d’œuvres d’art. Enrichis dans l’agriculture et le commerce depuis les ports de Crimée, ces Allemands de la Mer noire furent ruinés par la Révolution d’octobre et durent vendre la demeure en 1924.
Édouard Soulas ou le classicisme à la française
Christophe Prédal, responsable de l’Inventaire général du patrimoine de la Ville de Nice, établit un parallèle entre le décor de la villa Monique et celui de la villa Les Palmiers, les deux villas niçoises entièrement refaites au goût du milliardaire argentin Édouard Soulas, acquéreur de la propriété en 1924. Inédites, les archives de la maison Dumas-Pinard, créatrice de ces décors néo-XVIIIe, sont conservées à la bibliothèque de Cessole.
Dessin pour les ferronneries de la porte d’entrée de la villa Les Palmiers, vers 1924-1926
Bibliothèque de Cessole (fonds Dumas-Pinard)
La construction de la résidence Les Grands-Cèdres
Il n’était pas possible de clore ce numéro spécial sans évoquer la résidence Les Grands-Cèdres construite autour de la villa en 1958. Occasion d’évoquer les prémisses de la Loi Littoral et l’œuvre de l’architecte oranais Henri Cantié, sous la plume de Christophe Prédal.
Permis de construire annoté, 1956
Archives Nice Côte d’Azur, 4 W 377
Et ses jardins remarquables
Enfin, Roberte Dallo, historienne à la Direction des Patrimoines de la Ville de Nice, retrace l’évolution des jardins sous la forme d’un compendium historique des jardins de la Côte d’Azur, avec l’expertise végétale de Jean-Michel Meuriot, botaniste au service des Espaces verts de la Ville de Nice.
État des rocailles avant travaux d’élargissement de la chaussée nord de la voie Pierre-Mathis, fin des années 1980
Archives Nice Côte d’Azur, fonds du service des Infrastructures
L'Acadèmia nissarda
Le site officiel de l’Acadèmia
Sa revue : Nice historique
Et deux « mini-sites » pour une découverte iconographique du comté de Nice : Nice et ses peintres et Un voyage à Nice à travers l’estampe
Visiter la villa Les Palmiers
Horaires des visites guidées









