Ça se visite – La villa les Palmiers

Le succès de l’exposition présentée aux Archives en 2019, ainsi que l’enthousiasme des nombreux visiteurs lors des Journées européennes du patrimoine, en témoignent : la villa Les Palmiers, que le grand public connaît sous le surnom de « Palais de marbre », trésor discret du quartier de Fabron, continue de captiver le public. La demeure et ses jardins sont d’ailleurs inscrits au titre des monuments historiques.

 Depuis 1963, la villa abrite une parte des fonds des Archives Nice Côte d’Azur et c’est là que sont accueillis les usagers de la salle de lecture.

Aujourd’hui, la villa ouvre ses portes à tous — petits et grands — pour vous faire découvrir l’un des plus beaux exemples de la villégiature niçoise des XIXᵉ et XXᵉ siècles.

Pour préparer votre visite, n’hésitez pas à consulter le numéro spécial de la revue Nice Historique.

Les matinées aux Archives

Pour les adultes :

la visite guidée du vendredi (10 h-11 h 30)

  • Dernière date avant les Journées européennes du patrimoine : 24 juillet 2026
  • Les visites guidées reprendront en 2027.

Pour les enfants :

les visites des vacances

Des visites spécialement conçues pour les enfants accompagnés d’un adulte (parent, grand-parent, nounou…).

10 h : Visite contée pour les 3-6 ans

La villa Les Palmiers est sous le charme d’un étrange sortilège… Le temps semble s’être figé comme les décors de la salle de lecture. Statues de marbre, putti suspendus dans leurs courses et… archiviste endormi  ? !

Cette visite contée a pour objectif de faire découvrir de façon ludique les espaces des Archives Nice Côte d’Azur et de rencontrer un archiviste, si vous arrivez à trouver la formule qui le libérera de son sommeil…

11 h : Visite-jeu pour les 7-10 ans

Gastaud, Gambart, Falz-Fein, Soulas… De nombreuses familles se sont succédé au sein de la villa Les Palmiers avant qu’elle devienne le lieu de consultation des archives de la ville de Nice. Cette visite-jeu propose de mener l’enquête sur les différentes traces laissées par les propriétaires successifs ainsi que sur les missions du service des Archives.

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Pour réserver

+33 (0)4 93 86 77 44 ou archives@ville-nice.fr

Bon à savoir

Vous êtes une association ? Une entreprise ? Un cercle d’amoureux du patrimoine ? Contactez-nous pour convenir d’une date en dehors de celles proposées. Nous préparerons ensemble une visite sur mesure !

Bref historique de la villa Les Palmiers

Loin de la cité, la campagne collinaire entre Var et Magnan ne fut guère exploitée avant le XIIIe siècle. Dans la première moitié du XIXe, sur les propriétés rurales qu’ils avaient acquises à la Révolution lors de la vente des biens des anciennes familles patriciennes, les bourgeois de Nice implantèrent leurs maisons de campagne. Ils s’y réfugiaient l’été pour fuir la touffeur de la ville.

Après 1840, les propriétaires de ces domaines agricoles les transformèrent pour les louer aux riches hivernants du Nord et de l’Est de l’Europe, en quête de chaleur et de lumière et séduits par le calme de la paroisse Sainte-Hélène, à l’écart de l’agitation urbaine. De somptueux jardins d’acclimatation remplacèrent peu à peu les cultures traditionnelles (orangers, oliviers, vignes, pois chiches et cougourdes). Le négociant niçois Honoré Gastaud confia la décoration de sa demeure de Fabron au peintre niçois Hercule Trachel (1820-1872). 

Parmi ces hivernants, le marchand d’art britannique Ernest Gambart (1814-1902), qui, en 1871, racheta la propriété Gastaud. Fixé à Nice, il embaucha le jeune architecte niçois Sébastien-Marcel Biasini afin d’édifier, à partir de 1873, à la place d’une des quatre maisons de maître du domaine, une demeure d’apparat, temple des arts, la villa « Les Palmiers », dont la façade italianisante devait être revêtue de marbre de Carrare par le marbrier Bardi.

Sous la Troisième République, la colline de Fabron se revêtit de résidences de style troubadour, mauresque ou palladien, remplacées une génération plus tard par de fonctionnelles villas Art-Déco.

 

Décor de chinoiseries dans le salon de la villa

Décor de chinoiseries dans le salon (cliché Ville de Nice – Eric Bertino)

Portrait d'Ernest Gambart

Portrait photographique d’Ernest Gambart qui vient d’être promu officier de la Légion d’honneur, 1894 (Archives Nice Côte d’Azur, 3 Fi 92/6)

Après le décès d’Ernest Gambart, la propriété fut achetée en 1905 par le baron Alexandre von Falz-Fein (1864-1919) qui la transforma, aménageant une salle de danse en demi-cercle côté ouest, une grande serre côté est, adjoignant des tourelles « gothique-troubadour » à la façade arrière et faisant creuser un lac artificiel dans le parc. Peut-être est-il à l’origine des fausses grottes surplombant la voie ferrée ?

Édouard Soulas (1863-1943), fortune faite en Argentine, revendit sa villa Monique des Baumettes pour faire l’acquisition en octobre 1924 de l’ancienne propriété Falz-Fein à Fabron, moyennant la coquette somme de 2,201 millions de francs. En 1925-1926, il demanda au paysagiste Octave Godard de repenser le parc : celui-ci fit tomber le kiosque de Gambart, l’étang et les serres du baron ukrainien, les remplaçant par des terrasses à l’italienne et un jardin à la française autour d’un bassin central, fortement inspiré par les jardins versaillais de Lenôtre, en accord avec les goûts du propriétaire qu’on retrouve à l’intérieur de la villa réaménagée dans un style néo-Louis XV : murs ornés de boiseries (bibliothèque), de marqueterie locale (entrée), de pastiches de scènes galantes (au premier étage), de paysages flamands (dans la salle à manger) et de chinoiseries (dans le salon).

Fin 1950, son petit-fils, Édouard le jeune, hérita de la villa Les Palmiers. La demeure servit alors de décor à diverses réceptions et tournages de films (Lola Montès, Cela s’appelle l’Aurore, etc.) avant d’être vendue, en 1956, à un promoteur d’Oran, Gaston Cantié (1907-2000). En 1958, les bâtiments de la résidence « Les Grands Cèdres » édifiés par son frère, l’architecte Henri Désiré Cantié (1909-1979), commencèrent d’encercler la villa, cédée en 1960 à la Ville de Nice laquelle, en 1963, y installa ses Archives municipales, faute de pouvoir y implanter des logements pour ses hôtes de prestige.  

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