Rosa Bonheur (1822-1899)

Un portrait photographique du marchand d’art Ernest Gambart est actuellement prêté par le service des Archives de Nice Côte d’Azur au musée des Beaux-Arts de Bordeaux pour l’exposition célébrant le bicentenaire de l’artiste peintre Rosa Bonheur, son artiste fétiche. Il rejoindra cet automne le musée d’Orsay à Paris, avec d’autres documents et des œuvres de Rosa Bonheur issus des collections de la bibliothèque de Cessole et du musée des Beaux-Arts Jules-Chéret.

Voir l'expo

Musée des Beaux-Arts de Bordeaux
20, cours d’Albret
33000 Bordeaux

Musée d’Orsay
Esplanade Valéry-Giscard-d’Estaing
75007 Paris

Quand et Qui ?

Dates : 18 mai-18 septembre 2022 à Bordeaux ; 18 octobre 2022-15 janvier 2023 à Paris
Commissariat : Sophie Barthélémy, directrice, conservatrice en chef du musée des Beaux-arts de Bordeaux ; Sandra Buratti-Hasan, directrice-adjointe, conservatrice des collections XIXe-XXe siècles ; Leïla Jarbouai, conservatrice en chef arts graphiques et peintures au musée d’Orsay ; avec la collaboration de Katherine Brault, présidente du Château de Rosa Bonheur, assistée de Michel Pons.

Le catalogue

Catalogue co-edité par les éditions Flammarion : 288 pages – 210 x 288 mm, relié (ISBN : 9782080280961) au prix de 45 euros, à feuilleter ici

Née à Bordeaux dans une famille d’artistes, Rosa Bonheur est formée auprès de son père, Raymond Bonheur, peintre paysagiste, dans l’atelier familial. Remarquée dès sa première apparition au Salon de 1841, elle obtient de l’État en 1848 la commande du Labourage nivernais, aujourd’hui au musée d’Orsay.
Mais sa carrière à l’international, particulièrement en Grande Bretagne et aux États-Unis, c’est à son mécène et marchand, le galeriste britannique d’origine belge Ernest Gambart qu’elle la doit : elle connaît en effet la gloire au Salon de 1853 avec Le Marché aux chevaux (aujourd’hui à New-York, au Metropolitan museum), achetée à prix d’or par Gambart, qui l’expose à Londres l’année suivante avant de lui faire connaître un succès retentissant aux États-Unis.

C’est aussi Gambart qui lui fera cadeau des lions destinés à fournir un des motifs favoris de l’artiste et qui fait bâtir pour elle la villa L’Africaine, démolie en 1979, toute proche des Palmiers où il s’était installé à Nice. Rosa Bonheur y séjourne à la fin des années 1870 avant de se faire construire sa propre demeure, aujourd’hui disparue, à La Bornala.

Au décès de Gambart en 1902, deux galeries d’exposition sont consacrées au rez-de-chaussée de la villa Les Palmiers à ses deux artistes fétiches, Lawrence Alma-Tadema et Rosa Bonheur. Parmi les œuvres qui y sont accrochées, le célèbre portrait de l’artiste par Dubufe, aujourd’hui à Versailles, ou le célèbre Roi de la forêt, à l’affiche de l’exposition au musée d’Orsay.

n° 546 bibliothèque Deux vaches au pâturage, bronze Bonheur, Isidore (1827-1901) 150,00 FRF
n° 547 bibliothèque Taureaux Bonheur, Rosa (1822-1899) 100,00 FRF
n° 558 vestibule Charles Martel, bronze Bonheur, Isidore (1827-1901) 1 200,00 FRF
n° 611 tableaux Le Troupeau Bonheur, Germain (1848-1881) 100,00 FRF
n° 644 tableaux Le Repos Bonheur, Germain (1848-1881) 100,00 FRF
n° 662 collection de Rosa Bonheur Le Troupeau effrayé, crayon Bonheur, Rosa (1822-1899)  mémoire (propriété de l’État)
n° 663 collection de Rosa Bonheur Bœufs traversant le lac, crayon Bonheur, Rosa (1822-1899)  mémoire (propriété de l’État)
n° 665 collection de Rosa Bonheur L’Âne brun Bonheur, Rosa (1822-1899) 2 500,00 FRF
n° 666 collection de Rosa Bonheur L’Âne gris Bonheur, Rosa (1822-1899) 2 500,00 FRF
n° 667 collection de Rosa Bonheur Le Cheval blanc Bonheur, Rosa (1822-1899) 1 200,00 FRF
n° 668 collection de Rosa Bonheur Le Cheval brun Bonheur, Rosa (1822-1899) 1 500,00 FRF
n° 669 collection de Rosa Bonheur Trois têtes de chiens Bonheur, Rosa (1822-1899) 9 000,00 FRF
n° 670 collection de Rosa Bonheur Trois autres têtes de chiens Bonheur, Rosa (1822-1899) 9 000,00 FRF
n° 671 collection de Rosa Bonheur Le Marché aux chevaux Bonheur, Rosa (1822-1899) 2 000,00 FRF
n° 672 collection de Rosa Bonheur Le Chien Bonheur, Rosa (1822-1899) 2 000,00 FRF
n° 673 collection de Rosa Bonheur Le Blaireau Bonheur, Rosa (1822-1899) 1 600,00 FRF
n° 674 collection de Rosa Bonheur L’Aigle blessé Bonheur, Rosa (1822-1899) 1 400,00 FRF
n° 675 collection de Rosa Bonheur Le Bélier Bonheur, Rosa (1822-1899) 2 000,00 FRF
n° 676 collection de Rosa Bonheur Le Chat sauvage Bonheur, Rosa (1822-1899) 1 800,00 FRF
n° 677 collection de Rosa Bonheur La Famille de lions Bonheur, Rosa (1822-1899) 1 500,00 FRF
n° 678 collection de Rosa Bonheur Tête en avant train de bœufs Bonheur, Rosa (1822-1899) 600,00 FRF
n° 679 collection de Rosa Bonheur Jeune lion Bonheur, Rosa (1822-1899) 500,00 FRF
n° 680 collection de Rosa Bonheur Le Roi de la forêt, gouache Bonheur, Rosa (1822-1899) 400,00 FRF
n° 681 collection de Rosa Bonheur Les Sangliers, gouache Bonheur, Rosa (1822-1899) 300,00 FRF
n° 682 Grande antichambre Le Roi de la forêt Bonheur, Rosa (1822-1899) 250,00 FRF
n° 683 Grande antichambre Les Sangliers Bonheur, Rosa (1822-1899) 150,00 FRF
Inventaire après-décès d'Ernest Gambart, 1902 (Archives départementales des Alpes-Maritimes)

Oeuvres de la famille Bonheur exposées à la villa Les Palmiers à Nice

Dès 1892, Gambart avait fait don d’une riche série d’estampes reproduisant des figures animalières (âne, lion, basse-cour, chevaux au bain, pâturages…) au jeune musée municipal de Nice. C’est lui également qui, peiné par la mort de son artiste préférée, avait commandé à son frère, le sculpteur Isidore Bonheur, le monument érigé en son honneur à Fontainebleau. Enfin, Rosa Bonheur est la seule femme artiste représentée sur Les Écoles du XIXe siècle, grand portrait collectif exécuté par Nicaise De Keyser pour orner le péristyle de la ville niçoise, légué par Gambart au musée des Beaux-arts de Nice et visible aujourd’hui dans le grand escalier du palais Kotschoubey.

Rosa Bonheur dans les collections niçoises

En savoir plus

Sur la collection Gambart
Sur Rosa Bonheur

Commémoration du bicentenaire de sa naissance :

Des émissions à écouter sur France-Culture :

Et aussi :

 

Sur les pas de Rosa Bonheur

  • à Nice :
    • à Fabron : la villa Les Palmiers, encore debout, et le souvenir de la villa L’Africaine
    • en allant vers les Baumettes : la Bornala, le lotissement Rosa-Bonheur
  • au château de By-Thomery