Population légale (2020) : 956 habitants
Altitude : 234 à 901 m.
Superficie : 8,38 km²
Villevieille-Châteauneuf jusqu’en 1877, puis Châteauneuf-de-Contes jusqu’en 1992.
Jusqu’en 1911, la commune comprend les terroirs de Bendejun et de Cantaron.
Ancienne intercommunalité : communauté de communes du Pays des Paillons jusqu’au 1er janvier 2022
Samedi 28 juin 2025, l’église Sainte-Marie de Châteauneuf-Villevieille retrouve ses inscriptions antiques !
Antiquité
En 1869, la commune de Châteauneuf-de-Contes offre à l’empereur Napoléon III deux inscriptions antiques (dédicaces) qui se trouvaient dans l’église paroissiale Sainte-Marie pour conservation au musée des Antiquités nationales (aujourd’hui musée d’Archéologie nationale). En 2024, le service d’Archéologie Nice Côte d’Azur entreprend de rechercher, partout en France, les collections archéologiques issues du territoire de la métropole Nice Côte d’Azur afin d’en assurer l’identification, le moulage et la copie. C’est un tirage en résine qui va être mis en dépôt à l’église Sainte-Marie de Châteauneuf-Villevieille.
Féodalité
Entre les XIIᵉ et XIVᵉ siècles, le fractionnement du fief de Châteauneuf atteint des portions minimales.
Patrie du troubadour Pierre de Châteauneuf au XIIIᵉ siècle, le village est aussi celle de Mgr Louis Martini (1566-1621), évêque d’Aoste en 1611. En 1769, 45 cosseigneurs sont dénombrés. Le titre, alors honorifique, n’est plus lié à l’exercice de droits féodaux.
La famille des marquis Peyre de Châteauneuf a donné de nombreux consuls à la ville de Nice : Jean-Baptiste Peyre en 1610, Augustin Peyre en 1646, Jérôme Peyre en 1678 et 1684, Louis Peyre en 1707, un autre Jérôme en 1758, 1764 puis 1774 ; Jacques Peyre en 1770, François Peyre en 1779 et 1790. La famille vit dans une magnifique villa sur les hauteurs de Gairaut, classée en 1994 au titre des monuments historiques.
En ville, le palais des Peyre de Châteauneuf, rue du Gouvernement [de la Préfecture] accueille au XIXᵉ siècle les magistrats du Consulat.
Autres familles de co-seigneurs de Châteauneuf, les De Orestis, seigneurs de Coaraze, nobles de robe qui vont également donner un maire à Nice, François, entre 1808 et 1812, les Galléan, les Rossetti ou les Constantin de Châteauneuf, aux armes à la fleur de lys.
Deux villages…
Les constructions protohistoriques qui couronnent les points dominants attestent l’ancienneté de l’occupation du territoire. De nombreux vestiges romains confirment la continuité de cette implantation, notamment sur le contrefort oriental de la chaîne du Férion. Le castrum Villa Vetula, Villevieille, y prospère jusqu’au cours des VIᵉ et VIIᵉ siècles.
À la suite des invasions des Lombards, et pour se protéger des Sarrasins, la population se réfugie sur le piton rocheux le plus proche, un contrefort du mont Macaron, et y édifie un village fortifié, Castel Nuovo, Châteauneuf.
Carte de la partie méridionale du comté de Nice relative aux mouvements faits par l’armée combinée de France et d’Espagne depuis le 1er octobre 1746 jusqu’au 6 novembre de la même année, gravure coloriée, vers 1747. Partie supérieure gauche.
Archives Nice Côte d’Azur, 2 Fi 205
À la faveur de la paix générée par le traité d’Aix-la-Chapelle de 1748, les habitants manifestent le désir de se rapprocher des zones de culture plus riches en eau.
Le site primitif du village est réinvesti, et un nouveau village, caractérisé par un habitat dispersé, se constitue.
Les habitants y vivent essentiellement d’activités agropastorales, et surtout de la culture des haricots, des cerises et des olives à saler, ainsi que de la production d’huile d’olive.
Les ruines du château, cliché Victor de Cessole, janvier 1902
Bibliothèque du Chevalier de Cessole, fonds Cessole
Les ruines du château, cliché Victor de Cessole, janvier 1902
Bibliothèque du Chevalier de Cessole, fonds Cessole
… et des ruines
Ainsi, le village perché fortifié se vide de ses habitants et tombe peu à peu en ruines.
Son architecture est marquée par une succession de tours, de portes fortifiées, de pigeonniers, de citernes de stockage des eaux pluviales intégrées au bâti, de voûtes plein cintre, etc. Autrefois, l’entrée du site était marquée par une vaste bastide, aujourd’hui en ruine, flanquée d’un pigeonnier à section rectangulaire, à double toit et double rangée de tuiles. Foudroyée et très détériorée, la tour a été rasée par mesure de sécurité au début du XXᵉ siècle.
Classé en 1939, le site offre un ensemble architectural fortifié de tout premier ordre. Depuis 1999, l’association des propriétaires pour la sauvegarde du site des ruines, en étroit partenariat avec la commune, œuvre pour la restauration de ce patrimoine d’exception. Tours, remparts, portes fortifiées et pigeonniers sont réhabilités par des bénévoles encadrés de professionnels.
Les ruines du château, cliché Victor de Cessole, mai 1901
Bibliothèque du Chevalier de Cessole, fonds Cessole
Les ruines du château, cliché Victor de Cessole, mai 1901
Bibliothèque du Chevalier de Cessole, fonds Cessole
Tandis que les élites niçoises, aux côtés du chevalier de Cessole, partent à l’assaut des ruines en chaussures de randonnée, Châteauneuf est un des terrains d’exploration favoris du botaniste niçois Jean-Baptiste Barla (1817-1896) qui y cueillait les champignons en 1888-1889.
Groupe aux ruines de Châteauneuf, cliché Victor de Cessole, janvier 1917
Bibliothèque du Chevalier de Cessole, fonds Cessole
En savoir plus...
Adresses utiles :
- Le site de la commune de Châteauneuf
- Plan sur la cartothèque de la Métropole
- Chiffres détaillés sur le site de l’INSEE
Patrimoine :
- Dessins de J.-B. Barla à retrouver au Muséum d’histoire naturelle de Nice
- Châteauneuf sur la Plateforme Ouverte du Patrimoine
Lecture :
-
E. Cais di Pierlas. Le fief de Châteauneuf dans les Alpes Maritimes du XIe au XVe siècle : étude féodale et généalogique. Impr. de J. B. Paravia (Turin), 1892.
- Revue Sites et monuments : 1er trimestre 1973 et 4e trimestre 1978
Randonner
- Crête du mont Macaron, 3 heures, 300 m. de dénivelé










