Saint-Roch : des orangers au tramway

Le quartier Saint-Roch, c’est un véritable village autour de sa place : l’église paroissiale au magnifique décor de façade en trompe-l’œil et graffites, le marché, l’école communale, le monument aux morts. Il a été entièrement restructuré en 1936 par l’ouverture du boulevard Saint-Roch, alors le plus long de Nice (1,3 km) et le plus large, avec ses 30 mètres de voirie aux trottoirs bordés de platanes, « épine dorsale » des quartiers Est de Nice.

A la veille de la Libération de la France, le quartier a été durement touché par le bombardement du 26 mai 1944. 

La campagne niçoise

Au XVIIe siècle, la ville s’étendait hors les murs vers une plaine fertile le long du Paillon. On y cultivait orangers, oliviers, vignes. La campagne de Saint-Roch accueillait également maraîchage et pâturages. On y trouvait peu d’habitations, mais des fermes et des moulins à huile (defici).

Au XIXe, cette campagne demeurait.

« Le quartier de Saint-Roch occupe une des plus belles positions dans la campagne de Nice, il embrasse une vaste plaine qui s’étend depuis la route de Gênes jusqu’à Bon Voyage et des pieds du Mont-Gros et du Mont-Vinaigrier vers la route de Turin, sur les bords du Paillon. Il est abrité des vents de l’Est par une chaîne de collines qui le protègent et jouit d’un climat à la fois doux et tempéré. […] C’est un immense jardin potager qui alimente, à lui seul, une partie de notre marché, auquel il fournit les meilleurs fruits et les plus beaux légumes […]. La culture de l’oranger était une spécialité de l’endroit. C’est à Saint-Roch, en effet, dans ces magnifiques propriétés de rapport, que l’on ne saurait trouver autre part dans les environs, qu’on voit les orangers plus nombreux et plus vigoureux que partout ailleurs ; là, ils sont largement représentés dans leurs diverses espèces et atteignent de grandes proportions. Pendant le mois de mai, alors qu’ils sont en fleurs, ces arbres répandent dans l’air un parfum délicieux, qui embaume l’atmosphère et qui flatte agréablement l’odorat du promeneur. »

Le Petit Niçois, 15 août 1885

P.-E. Barberi, Album ou Souvenir de Nice (Maritime) et de ses environs, Nice, Société Typographique, 1834
Archives Nice Côte d’Azur, 4 Fi 55

La « plaine » de Saint-Roch, le Paillon et la colline de Cimiez.
Photographie, vers 1865
Bibliothèque de Cessole-Musée Masséna

Du cimetière à la paroisse

En 1631, face à l’épisode pesteux qui frappe lourdement Nice et ses environs, les habitants de cette campagne de banlieue se placent sous la protection de saint Roch, le protecteur des pestiférés, et font le vœu d’édifier une chapelle si leur quartier est épargné par l’épidémie.

La construction de la chapelle de Saint-Roch est achevée en 1660 mais l’édifice se révèle bientôt trop petit. Il lui manque aussi un presbytère ; des travaux d’agrandissement sont donc entrepris en 1788-1790.

Avec la réorganisation ecclésiastique de 1801, Saint-Roch est érigée en paroisse autonome, détachée de Sainte-Réparate. Au XIXe siècle, le quartier ne cesse de se peupler, et il faut donc de nouveau agrandir l’église, de plan centré, en forme de croix grecque, beaucoup trop étroit pour le service d’une paroisse aussi importante que celle de Saint-Roch.
À cette époque, Célestin Albin de Cigala constatait : « c’est aujourd’hui une petite église de banlieue gracieusement assise au milieu de bosquets d’orangers. Toute fraîche en sa décoration proprette, elle montre au loin, comme une silhouette riante, son clocher teinté de blanc. »

L’église a été classée monument historique par arrêté du 16 novembre 1984 et, pour son bicentenaire (1990), a été totalement réhabilitée : les peintures des façades, dont les motifs en trompe-l’œil avaient été masqués sous des badigeons « proprets », ont été restituées.

Vue de Saint-Roch, dessin de Mion Raynaud, XIXe s.
Bibliothèque de Cessole-Musée Masséna

Église Saint-Roch, 2013
Photographie du service photographique de la ville de Nice

Quartier militaire

Durant plus d’un siècle, Nice fut une ville de garnison : l’empreinte militaire est évidente dans les quartiers de Saint-Roch et Riquier.

Saint-Roch (Auvare)

En 1980, la Ville achète la caserne « Auvare » (« Saint-Roch »). Sur ces 37 638 m², l’Artillerie avait cantonné certains de ses régiments (94e de montagne, 157e à pied). La caserne avait été édifiée sur la propriété vendue par la marquise de Châteauneuf en 1884 :

Le domaine « borde la route nationale (route de Gênes) ; au levant et au couchant, est bordé par des sentiers qui l’isolent des propriétés les plus proches. Le quartier lui-même constitue un bon choix. Au point de vue local, Saint-Roch n’a qu’à gagner de la construction de ces casernes.
Grâce au voisinage, le commerce bénéficiera d’un développement considérable. Les propriétaires, à leur tour, ne tarderont pas à s’en ressentir, attendu que les militaires préfèreront toujours se loger à proximité de leur caserne et presque à la campagne que de se disséminer dans divers quartiers de la ville […]. »

Le Petit Niçois, 4 mai 1885

« Nice quartier Saint-Roch Les casernes », carte postale Laugier (Nice), XXe s.
Archives Nice Côte d’Azur, 10 Fi 117

Riquier (Saint-Jean-d’Angély)

Soldats faisant le mur, caserne Riquier, 1906
Gouache de Désiré Sic, caporal fourrier
Collection particulière famille Miège, fonds Désiré Sic

La caserne « Saint-Jean d’Angély » (Riquier), achevée en 1888, s’étendait sur les 51 848 m² d’un terrain vendu par les Spitalieri de Cessole.

Elle accueillit ses premiers soldats du 159e Régiment d’Infanterie dès avril 1888. Plus tard, ce furent le 7e Régiment du Génie et les « Diables bleus » qui y tinrent casernement : Chasseurs Alpins des 6e et 7e bataillons (avant la Première Guerre mondiale), puis du 22e BCA (après 1920).
Le 22e BCA fut dissous le 30 juin 1976 et trois ans plus tard, dans son roman Avenue des Diables Bleus, Louis Nucéra regrettait : « des diables bleus on n’en voit plus. La caserne du 22e BCA s’est transformée en centre mobilisateur. Elle me semble moins animée. Je me demande si les habitants du quartier sont toujours réveillés et endormis au clairon ».

Aujourd’hui, ce sont les étudiants de l’Université de Nice qui animent cet endroit.

Quartier industriel

Saint-Roch, plaine agricole et périphérique, se transforme et devient « un faubourg dont le commerçant et l’industriel occupent la majeure partie » (Le Petit Niçois, 5 janvier 1917).

L’activité y est très hétéroclite : s’y trouvent des ateliers, des entrepôts, des commerces de gros et, surtout, l’usine à gaz ainsi que la gare qui vont contribuer à son développement et à son évolution.

Le faisceau ferroviaire de la gare Nice Saint-Roch marque d’une empreinte singulière le quartier. À la veille de la Grande Guerre, les agrandissements de la gare P.-L.-M. (avenue Thiers) sont :

« complétés par la création de la gare Saint-Roch qui desservira la ligne Nice-Coni et contiendra une partie des services et des bâtiments qui se trouvent actuellement à la gare centrale. C’est ainsi qu’un dépôt des locomotives est en voie d’achèvement à Saint-Roch. L’immense rotonde, construite en ciment armé, s’élève déjà au milieu du vaste emplacement conquis sur les champs d’orangers qui faisaient le pittoresque de ce joli quartier. Le nouveau dépôt pourra abriter environ 50 locomotives. À côté du dépôt de Saint-Roch est également en construction un vaste réservoir ; divers bâtiments destinés aux services de l’octroi sont déjà terminés. » Le Petit Niçois, 17 juin 1914

Avant-projet de chemin de fer de Nice à Cuneo, bâtiment des voyageurs, XIXe s.
Archives Nice Côte d’Azur, 1 Fi 99

Autour de la gare s’installent bientôt les boissons gazeuses Albertini (rue Chabrier), la Biscuiterie André et Cie (avenue des Diables Bleus), la Nouvelle Savonnerie Niçoise (ruelle Saint-Roch), la Brasserie de Monaco (chemin de Roquebillière). Les établissements Sureau (quincaillerie spécialisée dans la fourniture de matériel d’outillage pour les entreprises de travaux publics et de construction) ont leurs ateliers de fabrication à Saint-Roch. F. Valentini reprend l’usine familiale de bois d’ébénisterie et de construction et la développe en installant ses chantiers et une scierie, rue de Roquebillière.
En 1913, Antoine Massiotta fonde une scierie qui perdure aujourd’hui. Spada (travaux publics) établit ses 17 000 m² de bureaux, garages et ateliers dès 1919 à Saint-Roch. L’entreprise Pellat-Finet (« Papeteries de l’Ardèche et de l’Isère ») s’installe en 1929 avenue des Diables Bleus (3 600 m²).

Etablissements Sureau & Cie, ateliers de fabrication de Nice Saint-Roch. Outillage, quincaillerie. Façade des ateliers de fabrication de Nice Saint-Roch. Livre d’Or du Commerce et de l’Industrie de Nice et de la Côte d’Azur, Nice, 1951.

Papier à en-tête de la papeterie Pellat-Finet, 1955
Archives Nice Côte d’Azur, 4 W

C’est la présence de la gare et du nœud ferroviaire qui valut au quartier Saint-Roch le meurtrier bombardement du 26 mai 1944  : ce jour-là, 99 bombardiers B-24 Liberator, emportant dans leurs soutes près de 242 tonnes de bombes, décolèrent du sud de l’Italie en direction de Nice avec comme objectif la gare de triage et de marchandises de Saint-Roch.

Dans le cadre du « Transportation Plan », il s’agissait pour l’armée américaine, à la veille du débarquement de Normandie, de détruire toutes les infrastructures de chemin de fer afin d’empêcher l’armée allemande d’acheminer des troupes et du matériel vers l’ouest de la France. Lors de cette opération, le quart sud-est de la France a ainsi vu près de 900 bombardiers larguer leurs munitions sur les gares de Chambéry, Saint-Étienne, Lyon, Grenoble ainsi que sur Saint-Laurent-du-Var (destruction des ponts du Var).

Bombardement d’une voie de chemin de fer, ex-voto au sanctuaire Notre-Dame de Laghet.
(c) Région Provence-Alpes-Côte d’Azur – Inventaire général. Cliché Marc Heller

L’imprécision des bombardements américains, du fait de la stratégie consistant à larguer à haute altitude afin d’éviter aux avions d’être touchés par les tirs de la défense aérienne allemande, fit de nombreuses victimes dans les quartiers Saint-Roch, Riquier, Pasteur et République : plus de 300 morts, 400 blessés et plus de 400 immeubles détruits ou endommagés.

Quartier ouvrier, Saint-Roch est aussi très syndiqué et politisé. Ainsi, c’est dans les quartiers populaires de Saint-Roch et de Riquier que le communiste Virgile Barel (1889-1979) réalise, à l’occasion des élections cantonales de 1934 et municipales de 1935 ses meilleures scores. Et c’est dans cette troisième circonscription de Nice que Barel est élu député du Front populaire l’année suivante, en mai 1936. De 1936 à 1939, il s’attache notamment à la création et au développement du tourisme populaire.

La partie nord du boulevard Saint-Roch [comprise entre la rue du Chanoine-Bailet et l’avenue Louis-Genari] a donc été rebaptisée en son honneur en octobre 1980, sur proposition du conseiller municipal communiste Virgile Pasquetti (1923-2003) ; aujourd’hui, une station de tramway de la ligne 1 rappelle également sa mémoire.

Victoire du Front Populaire : défilé du Parti Communiste, section Nice-Saint-Roch. – Laugier Charles. Reporter-Photographe, 8 avenue Félix-Faure, Nice, 1936
Archives Nice Côte d’Azur, 3 Fi 9/16

Le boulevard Saint-Roch

Le boulevard percé en 1936 se voulait l’« épine dorsale d’un quartier au développement incessant », « la voie de pénétration par excellence », « le grand débouché nord-sud du quartier », enclavé entre deux routes nationales, celle de Turin et celle de Gênes ; aussi le projet fut-il favorablement accueilli car un plan d’alignement était réclamé depuis le début du siècle.

« Le futur boulevard de Saint-Roch n’était d’abord qu’une voie moyenne : on n’osait espérer mieux qu’une artère quelconque d’une quinzaine de mètres. Mais vite, il fallut se faire à l’idée, que le quartier Saint-Roch près de la nouvelle gare Nice-Coni, avait absolument besoin d’un immense débouché Nord-Sud et l’on songea alors à prolonger le boulevard Bischoffsheim au-delà de l’avenue des Diables-Bleus. Le projet de cet immense boulevard naquit alors et le Conseil municipal en décida l’ouverture. »

L. Fraysse, Le Petit Niçois, 30 juillet 1933

« Le nouveau boulevard est en quelque sorte « l’épine dorsale » de ce quartier de Saint-Roch, dont la population a augmenté considérablement et qui va en se développant chaque jour. Le boulevard constitue la liaison naturelle entre les quartiers de l’Est de la ville et de la vallée du Paillon. Cette artère comprend deux sections distinctes : une grande ligne droite de 800 mètres, prolongeant le boulevard Bischoffsheim, puis au-delà d’une vaste place encore en achèvement, une autre ligne droite de 500 mètres légèrement inclinée vers l’ouest, soit au total 1 300 mètres. De jeunes plants de platanes ont été disposés sur toute la longueur du boulevard. Pour lui donner plus d’allure, deux chaussées ont été aménagées dans la première section. Deux trottoirs de 6 mètres bordent les chaussées à droite et à gauche. C’est donc un ensemble de 30 mètres qui fait du boulevard Saint-Roch l’artère la plus large de Nice. Dans la deuxième section, la largeur de la chaussée unique est de 12 mètres, mais l’ensemble reste d’une largeur de 30 mètres, car on a prévu deux trottoirs de 9 mètres qui seront ombragés par deux rangées d’arbres. Par ailleurs dans le sous-sol du boulevard Central de Saint-Roch a été prévu tout un réseau d’égouts, aqueducs, canalisations d’eau, de gaz et d’électricité. »

Le Petit Niçois, 22 juin 1937

Plan de l’ouverture du boulevard Saint-Roch, vers 1934-1935

Plan de l’ouverture du boulevard Saint-Roch, vers 1934-1935
Archives Nice Côte d’Azur, 3 O 38

Procès-verbal de réception des travaux de l’entreprise Contesso, signé par le directeur général des services techniques de la Ville, Marcel Kirchner, 1935

Procès-verbal de réception des travaux de l’entreprise Contesso, signé par le directeur général des services techniques de la Ville, Marcel Kirchner, 1935
Archives Nice Côte d’Azur, 3 O 38

En 1959, on ouvre la rue Acchiardi de Saint Léger (voie à 20 m.) sur le boulevard Saint-Roch. La circulation s’intensifie dans les années 1960 avec la densification des quartiers Est et la démocratisation de l’automobile.

Carrefour boulevard Saint-Roch / chemin du Mont-Gros, 1969

Carrefour boulevard Saint-Roch / chemin du Mont-Gros, 1969
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1969/88 (fonds du service photographique de la Ville)

Boulevard Saint-Roch, 1975

Le boulevard Saint-Roch, 1975
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1975/2312 (fonds du service photographique de la Ville)

Les HLM du groupe Saint-Roch, 1957 Archives Nice Côte d’Azur, 1064 W 119

Les HLM du groupe Saint-Roch, 1957
Archives Nice Côte d’Azur, 1064 W 119

Repérage par avion des terrains de la propriété Bonnet sur lesquels vont être édifiés les logements, 1950

Repérage par avion des terrains de la propriété Bonnet sur lesquels vont être édifiés les logements, 1950
Archives Nice Côte d’Azur, 1064 W 69

Vue aérienne du quartier Saint-Roch, photographie noir et blanc, novembre 1972

Vue aérienne du quartier Saint-Roch, photographie noir et blanc, novembre 1972
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1973/3580 (fonds du service photographique de la Ville)

Rue Acchiardi de Saint-Léger, 1959

Rue Acchiardi de Saint-Léger au niveau du Bar de la Machine. Au second plan à gauche, derrière ce qui semble être un hangar, maison de deux étages toujours existante. En arrière-plan, les nouveaux HLM Saint-Roch, 1959
Archives Nice Côte d’Azur, 1064 W/97 (fonds du service photographique de la Ville)

Rue Francis-Carco, 1959

Rue Francis-Carco prise depuis l’actuel boulevard Pape-Jean-XXIII, 1959
Archives Nice Côte d’Azur, 1064 W/97 (fonds du service photographique de la Ville)

Aujourd’hui, le quartier conserve, encore, quelques traces de son passé : la cité verticale composée de grands ensembles fait toujours face à la classique bâtisse peu élevée dans cette ancienne banlieue maraîchère.

Demande de permis de construire déposée par l’entrepreneur Groppo pour Giambogli, vins en gros, 1936 (Archives Nice Côte d’Azur, 2 T 836/330)

Demande de permis de construire déposée par l’entrepreneur Groppo pour Giambogli, vins en gros, 1936
Archives Nice Côte d’Azur, 2 T 836/330

Maisons du quartier Saint-Roch, photographie noir et blanc, juillet 1974 Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1974/2262 (fonds du service photographique de la Ville)

Maisons du quartier Saint-Roch, photographie noir et blanc, juillet 1974
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1974/2262 (fonds du service photographique de la Ville)

Maisons du quartier Saint-Roch, photographie noir et blanc, juillet 1974 Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1974/2263 (fonds du service photographique de la Ville)

Maisons du quartier Saint-Roch, photographie noir et blanc, juillet 1974
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1974/2263 (fonds du service photographique de la Ville)

Les équipements collectifs

Les écoles

Pour l’instruction des enfants logés dans ces nouveaux immeubles, le quartier est équipé de trois écoles maternelles (Saint-Roch, Saint-Charles et Les Orangers) et quatre écoles élémentaires (Saint-Roch I et II, Saint-Charles et Les Orangers, dotée d’une section bilingue français-nissart).

L’école Saint-Roch avait été construite dans l’entre-deux-guerres, sur l’ancienne propriété Carosio ; elle bénéficie d’une extension en 1954 sur les plans de l’architecte Henri Février, lequel procède ensuite aux surélévations nécessitées par la croissance démographique du quartier, dans les années 1960.

Avec l’urbanisation de Saint-Roch et la construction des logements sociaux, un groupe scolaire est implanté à partir de 1961 à Saint-Charles : l’architecte Emile Rous conçoit la maternelle tandis que l’élémentaire est l’œuvre de Benjamin Erena.

Enfin, une nouvelle école, Les Orangers, s’élève à partir de 1967 sur des plans du même E. Rous ; elle est décorée par l’artiste Georges Locret (1920-2009). 

Récréation à l’école maternelle Saint-Roch, photographie noir et blanc, février 1977 Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1977/533 (fonds du service photographique de la Ville)

Récréation à l’école maternelle Saint-Roch, photographie noir et blanc, février 1977
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1977/533 (fonds du service photographique de la Ville)

Récréation à l’école maternelle Saint-Roch, photographie noir et blanc, février 1977 Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1977/534 (fonds du service photographique de la Ville)

Récréation à l’école maternelle Saint-Roch, photographie noir et blanc, février 1977
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1977/534 (fonds du service photographique de la Ville)

Les installations sportives

Le long de la voie de chemin de fer s’égrènent les installations d’un véritable parc sportif de l’Est avec un stade, une piscine, des terrains de tennis gérés par les cheminots, etc.

En 1941, un premier stade de l’Est ou stade Saint-Roch avait été établi, sur l’avenue Denis-Séméria et la rue de Roquebillière dont la vocation était d’être un centre scolaire d’entraînement physique (à l’emplacement de l’actuelle « halle Spada »).

Bâti dans les années 1960, boulevard Pierre-Sémard, le stade Bob-Rémond est aujourd’hui réservé à la pratique du football et reste accessible aux scolaires. 

Le stade Galeries-Lafayette, qui doit son nom aux anciens entrepôts des grands magasins qui se trouvaient à cet emplacement, est distant de quelques mètres de la piscine Saint-Roch et du stade Bob-Rémond : une passerelle relie les deux stades. En plus de la pratique du football, ce site permet la pratique du football américain. S’y entraînent les Aigles rouges, le Gazelec, la section football du Cavigal Nice Sports et le District FFF.

Animation sportive municipale sur le stade Bob-Rémond, photographie noir et blanc, avril 1983 Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1983/2155 (fonds du service photographique de la Ville)

Animation sportive municipale sur le stade Bob-Rémond, photographie noir et blanc, avril 1983
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1983/2155 (fonds du service photographique de la Ville)

Entrée du stade de l’Est à Saint-Roch, octobre 1979. Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1979/5006 (fonds du service photographique de la Ville)

Entrée du stade de l’Est à Saint-Roch, octobre 1979.
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1979/5006 (fonds du service photographique de la Ville)

Construite, en 1980, à l’Est de la ville, dans le cadre du programme national de construction « 1000 piscines » lancé en 1969 par le secrétariat d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, la piscine de Saint-Roch est équipée d’un bassin de 25 m x 10 m comprenant quatre lignes d’eau et dispose d’un toit ouvrant et d’un solarium. A  l’instar de celle de Saint-Augustin, à l’Ouest de la ville, il s’agit d’une « piscine Plein-soleil », tandis que celle de l’Ariane est du type « Caneton » et que les grandes communes du territoire métropolitain ont, elles, été dotées de piscines du type « Tournesol » (Saint-Laurent-du-Var, Cagnes, Vence, Carros, ainsi que Mougins et Roquebrune, respectivement à l’ouest et à l’est du département).

La piscine Saint-Roch, photographie noir et blanc, 1981 Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1981/581 (fonds du service photographique de la Ville)

La piscine Saint-Roch, photographie noir et blanc, 1981
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1981/581 (fonds du service photographique de la Ville)

La piscine Saint-Roch, photographie noir et blanc, 1981 Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1981/962 (fonds du service photographique de la Ville)

La piscine Saint-Roch, photographie noir et blanc, 1981
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1981/962 (fonds du service photographique de la Ville)

En intérieur, la salle des sports Denis-Séméria Saint-Roch, aujourd’hui rebaptisée salle Leyrit, du nom de l’architecte, Serge Leyrit, qui la construisit en 1970-1971, dans le cadre d’un projet de logements mené par la Société immobilière de la Ville de Nice (SIVN), permet la pratique du basket-ball, du judo, de la gymnastique, de la boxe, du tennis de table ou encore de l’escrime.

La salle Leyrit en construction, photographie noir et blanc, 1971 Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1971/2275 (fonds du service photographique de la Ville)

La salle Leyrit en construction, photographie noir et blanc, 1971
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1971/2275 (fonds du service photographique de la Ville)

Extérieur de la salle Leyrit, photographie couleurs, 1973 Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1973/1272 (fonds du service photographique de la Ville)

Extérieur de la salle Leyrit, photographie couleurs, 1973
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1973/1272 (fonds du service photographique de la Ville)

Haltérophiles, salle Leyrit, photographie couleurs, 1973 Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1973/1278 (fonds du service photographique de la Ville)

Haltérophiles, salle Leyrit, photographie couleurs, 1973
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1973/1278 (fonds du service photographique de la Ville)

En pied de colline, plusieurs clos accueillent les boulistes du quartier.

Emprunter l'exposition itinérante

L’exposition itinérante sur « roll-up », Saint-Roch, des orangers au tramway, réalisée en 2016 à l’occasion du 80e anniversaire du percement du boulevard Saint-Roch, peut être prêtée aux associations ou aux établissements scolaires pour présentation dans le quartier.

Sur les grilles du square Caressa

Retrouvez une sélection d’images anciennes dans l’espace public, sur les grilles du square Charles-Caressa (place Saint-Roch).