L'année du rail, bandeau

Année européenne du rail

« Année européenne du rail », 2021 est également l’occasion de fêter les 40 ans du TGV et de mettre le patrimoine ferroviaire à l’honneur.

La compagnie Paris-Lyon-Méditerranée

Le train arrive à Nice en 1865 avec la prolongation de la ligne de Toulon dont l’exploitation est assurée par la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée (PLM). Il va grandement contribuer au développement touristique de la Côte d’Azur.

Baie des Anges vue depuis la corniche de Vilelfranche

Avant-projet de construction d’un chemin de fer de Toulon à la frontière d’Italie, placard imprimé, 1857
Archives Nice Côte d’Azur, O 2/7

Affiche Nice-PLM-2

Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée. Ligne de Toulon à Nice. Enquête publique, placard imprimé, 1861
Archives Nice Côte d’Azur, 2 O 38/13

Baie des Anges vue depuis la corniche de Vilelfranche

Affiche de la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée, Delaye, Hemmerlé et Cie (Lyon), 1899
Archives Nice Côte d’Azur, 7 Fi 17

Affiche Nice-PLM-2

Hugo d’Alési, Affiche pour la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée, vers 1904
Archives Nice Côte d’Azur, 7 Fi 1084

La Gare de Nice en cartes postales

Le Train bleu

Le Calais-Méditerranée-Express est lancé pour la saison d’hiver 1886-1887 par la Compagnie internationale des wagons-lits (CIWL) et circule entre Calais (correspondance pour l’Angleterre) et Vintimille via Paris, Dijon, Marseille, Toulon, Saint-Raphaël, Cannes, Juan-les-Pins, Antibes, Nice, Monaco, Monte-Carlo et Menton. Fin 1891, le parcours méridional est prolongé jusqu’à San Remo. A Nice, à la Belle Époque, la compagnie a ses bureaux sur le quai Masséna et va même édifier des hôtels comme le Riviera Palace à Cimiez.

Baie des Anges vue depuis la corniche de Vilelfranche

Le Riviera palace à Cimiez, carte postale Giletta, début XXe
Archives Nice Côte d’Azur, 10 Fi 1144

Affiche Nice-PLM-2

L’Hôtel Savoy et des Îles Britanniques à San Remo, carte postale Modiano (Milan), vers 1904
Archives Nice Côte d’Azur, 10 Fi 6930 (don Louis Cappatti)

Le service est suspendu en 1914 et la ligne n’est remise en service que le 16 novembre 1920. Fréquenté par une clientèle aisée, le train bleu est exclusivement composé de voitures-lits, d’une voiture-restaurant et d’une voiture-bar très raffinée, qui feront sa célébrité. De nouvelles voitures en acier sont inaugurées le 9 décembre 1922, le train étant tout de suite surnommé « Train bleu » à cause de la couleur de ses nouveaux wagons-lits métalliques (de type LX : L pour « luxe » et X pour « 10 compartiments ») bleus et or.

Les hôtes de marque étaient accueillis avec les honneurs en gare de Nice : ainsi le roi de Suède en 1948 ou le chancelier Adenauer en 1958.

Symbole de la mutation des Années Folles vers un tourisme estival, le train bleu inspire le ballet russe Le Train bleu, autour de la figure de la championne de tennis Suzanne Lenglen (musique : Darius Milhaud ; livret :  Jean Cocteau ; décors : Pablo Picasso ; costumes : Coco Chanel), puis, en 1928, est le décor à huis-clos d’une enquête policière d’Hercule Poirot par Agatha Christie, fidèle de la Côte d’Azur. Quand Perlouse et Beau-Gosse prennent le train pour venir sur la Côte d’Azur disputer des parties de tennis, de golf, ou dévaliser de riches héritières…

Le TGV

Dès la fin des années 1960, le projet d’une ligne nouvelle entre Paris et Marseille en moins de cinq heures prend forme. Les premiers essais ont lieu en 1972. En 1976, un décret autorise la ligne à grande vitesse. En 1981, le service commercial de la ligne à grande vitesse entre Paris et Lyon ouvre : les rames couleur orange atteignent 260 km/heure. En mai 1982, le TGV Paris Sud-Est arrive à Marseille, même si la grande vitesse n’existe que sur la portion Paris / Lyon. En 1984 la liaison est prolongée jusqu’à Toulon. En 1987, une ligne Paris-Nice (TGV 801/802) évite Marseille.

Arrivée d’un TGV en gare de Nice, 10 janvier 1989
Archives Nice Côte d’Azur, 860 W 1989/182

Les chemins de fer du Sud de la France

Parallèlement, le train contribue au désenclavement de l’arrière pays niçois et favorise la mobilité des populations qui viennent travailler à Nice dans le commerce, l’hôtellerie, la restauration. Entre 1888 et 1925, la compagnie des Chemins de fer du sud de la France fondée par le baron Jacques de Reinach exploitait la ligne de Nice à Digne, la ligne de Colomars à Meyrargues et le réseau des tramways des Alpes-Maritimes. Ces lignes départementales ont été, dès l’entre-deux-guerres, remplacées par un service d’autocars, à l’exception de la première, reprise par la Région, et connue des Niçois sous le nom de « Train des pignes ».

La ligne du Nord (Nice/Digne) : au départ de Nice, cette ligne devait désenclaver la vallée du Var et notamment la sous-préfecture de Puget-Théniers. Dans Nice, elle dessert notamment Saint-Philippe, le Parc-Impérial, la Madeleine, Saint-Isidore et le Lingostière.

La ligne « Central Var » : la ligne à voie métrique Nice / Meyrargues, via Colomars, Vence, Grasse, Draguignan, Barjols et Rians, desservait l’arrière-pays, mal irrigué par la voie littorale empruntée par le P.L.M., et notamment les communes de la Métropole situées entre Vence et le pont de la Manda.

La ligne de la Vésubie : de Levens à Saint-Martin-Vésubie, la ligne de tramway à voie métrique de la Vésubie conduisait les Niçois vers leurs villégiatures de montagne.

La ligne de la Tinée : du pont de la Mescla à Saint-Sauveur-de-Tinée, cette ligne de tramway de 26,5 km reliait les villages de la Tinée à la ligne Nice-Digne du réseau d’intérêt général Sud-France.

Famille Baudoin partant en excursion, début XXe
Archives Nice Côte d’Azur, 13 Fi 166

Planche d’architecture parue dans La Construction moderne. Gare de Nice [Gare du Sud]. Arch. Bobin
Archives Nice Côte d’Azur, Delta Grand in-8° 11

Le bâtiment le plus emblématique de ce réseau est la Gare du Sud à Nice, récemment restaurée ; retrouvez la avec un puzzle, un coloriage et une vidéo.

La Gare du Sud en activité (1988-1989)
La halle de la Gare du Sud en 1992

Et venez tester vos connaissances sur ce réseau qui desservait l’actuel territoire de la Métropole avec notre quizz.

Gares, tunnels et viaducs

En savoir plus sur l'histoire des chemins de fer

  • José Banaudo, Du P.L.M. au T.G.V., 125 ans de desserte ferroviaire de la Côte d’Azur, BreilsurRoya : Éditions du Cabri, 1987
  • Étienne Marie, Gares de la Côte d’Azur, SaintRémydeProvence : Équinoxe, collection Carrés de Provence, 2008
  • Isabelle Pintus, L’arrivée du Chemin de fer à Cagnes le 10 avril 1863. In: Recherches régionales, n° 205, 2013
  • Les trains de luxe de la Côte d’Azur et la Compagnie des Wagonslits (18761956), In : La Vie du Rail, n° 552, juin 1956

A la découverte du patrimoine ferroviaire

T

L'année européenne du rail